(avec) Aliette de Panafieu




CULPABILITÉ
Patate chaude idéale


Comment s’en débarrasser en la repassant au voisin ?
Rien à voir avec la responsabilité qui est un aiguillon précieux sur la route de l’autonomie.

Trois cas : 

La culpabilité comme gage et preuve d’empathie : elle témoigne de ma capacité à prendre l’autre en considération. Notamment quand je lui ai porté préjudice, je veux lui témoigner mes regrets des troubles dont j’ai pu être à l’initiative.

La culpabilité comme mode de relation : cette option, quand elle devient chronique, offre à la fois les avantages et les inconvénients de la posture de Victime. Victime = toute-puissance, Victime = maître du jeu. Du plomb et du pouvoir.

La culpabilité comme dispense. C’est le point faible de ceux pour qui les autres n’existent pas comme       « autres », comme sujets à respecter. Déficit de sentiment d’altérité, difficulté à se décentrer ou à offrir à l’autre un signe d’attachement.
Ni trop, risque de sclérose  de la relation,

Ni trop peu, menace de détachement pour l’un et l’autre.

Une juste culpabilité me permet de rester en lien avec le monde, les autres, la vie. Et  ma sensibilité à ce qui m’entoure et dont je fais partie, pour le doux mais aussi le rugueux, me protège de la bonne conscience, de l’indifférence ou du déni.